Lettre de démission CDD : Modèle complet et démarches légales en 2026
Le CDD, c’est souvent une porte d’entrée. Mais parfois, une autre s’ouvre plus loin. Et là, il faut savoir sortir sans casser les gonds.
Ce que vous allez découvrir ici, c’est comment mettre fin à un CDD en 2026 sans se prendre les pieds dans la loi. Pas de jargon. Juste les faits, des exemples, et un peu d’humour quand même.
On va parler des cas où c’est légal, de la lettre à envoyer, du préavis, et surtout de ce que vous risquez si vous vous trompez.
Le principe : Peut-on démissionner d'un CDD ?
Oui, mais pas comme bon vous semble. Contrairement au CDI, le CDD est un contrat encadré. Vous l’avez signé pour une durée précise. Alors, en théorie, vous devez aller jusqu’au bout.
Néanmoins, la loi prévoit des exceptions. Parce que la vie, elle, n’est pas encadrée. Et si vous sautez sur une opportunité ou si votre employeur dérape, vous n’êtes pas coincé pour autant.
Toutefois, attention. Si vous partez sans motif valable, vous pouvez être poursuivi. L’entreprise peut exiger des dommages et intérêts. Ça peut monter à plusieurs mois de salaire. Pas une blague.
C’est pourquoi il faut respecter les règles. Pas pour faire plaisir à votre patron, mais pour vous protéger.
Par exemple, si vous trouvez un CDI, c’est une porte de sortie légale. Si votre employeur ne vous paie pas, c’est une faute grave. Si un accident vous rend inapte, le médecin du travail tranchera.
Mais si vous partez parce que vous en avez marre du métro-boulot-dodo, il vaut mieux négocier. Sinon, vous risquez de payer.
Et puis, soyons clairs : démissionner en CDD, c’est rare. Beaucoup préfèrent attendre la fin. Mais quand une chance se présente, il faut oser.
Maintenant, voyons les cas où vous avez le droit de partir.
💡 Point clé à retenir
Un CDD impose une durée fixe, mais la loi prévoit des ruptures anticipées légales. Le respect des procédures est essentiel pour éviter les sanctions.
Les cas autorisés de rupture anticipée du CDD par le salarié
Pendant la période d'essai
C’est le moment le plus simple. Pendant la période d’essai, tout est fluide. Vous pouvez rompre à tout moment. Sans motif. Sans préavis long.
Généralement, le délai est de 24 à 48 heures. C’est indiqué dans le contrat. Parfois, la convention collective l’allonge un peu. Mais c’est rare.
Ça veut dire que vous pouvez envoyer un message le soir, et ne pas revenir le lendemain. Même si c’est mal vu, c’est légal.
Mais bon, même si c’est autorisé, gardez un minimum de respect. Envoyez une lettre. Courte, polie. Pas besoin d’expliquer que le chef vous énerve ou que le café est imbuvable.
Un simple "Je souhaite mettre fin à mon CDD pendant la période d’essai" suffit. Vous remettez la lettre, ou vous l’envoyez en recommandé. Et c’est fini.
Et si vous changez d’avis ? Tant que vous n’avez pas envoyé la lettre, c’est bon. Mais une fois signée, c’est lancé.
Par ailleurs, même si vous partez en pleine période d’essai, l’employeur doit vous donner un certificat de travail. C’est obligatoire. Pas besoin de supplier.
Suite à une embauche en CDI
C’est le cas le plus courant. Vous signez un CDD, mais entre-temps, vous décrochez un CDI. La loi vous permet de rompre votre CDD pour saisir cette opportunité.
L’article L1243-2 du Code du travail est clair : un CDI justifie une rupture anticipée. Mais il faut le prouver.
Vous devez fournir une promesse d’embauche ou une copie du nouveau contrat. Pas un mail. Pas une poignée de main. Un document officiel.
Et là, vous respectez un préavis. Mais limité. Un jour ouvré par semaine de CDD. Par exemple, si votre contrat dure 6 semaines, vous faites 6 jours de préavis. Mais jamais plus de deux semaines.
Ça peut paraître court, mais c’est suffisant pour organiser la passation. Et si l’employeur refuse, il ne peut pas vous empêcher de partir. La loi est de votre côté.
Pourtant, certains essaient de bloquer. Ils disent qu’ils ont besoin de vous plus longtemps. Mais c’est illégal. Vous n’êtes pas leur otage.
Et si vous négociez ? Vous pouvez demander à partir plus tôt. L’employeur peut accepter. Mais ce n’est pas obligé. Il peut aussi refuser. À vous de trouver un terrain d’entente.
D'ailleurs notre guide sur la rupture conventionnelle CDI pourrait vous aider à comprendre les négociations.
| Motif de rupture | Délai de préavis | Justificatif requis |
|---|---|---|
| CDI | 1 jour ouvré/semaine | Contrat ou promesse |
| Période d’essai | 24-48h | Lettre de démission |
| Faute grave | Immédiat | Preuves + lettre |
En cas de faute grave de l'employeur
Ici, on change de registre. Ce n’est plus vous qui partez, c’est vous qui fuyez. Et pour cause : l’employeur a commis une faute grave.
Qu’est-ce qu’une faute grave ? Non-paiement des salaires. Harcèlement. Refus de vous donner du travail. Violation des règles de sécurité. Insultes publiques. Liste non exhaustive.
Mais attention. Vous ne pouvez pas invoquer ça du jour au lendemain. Vous avez un mois, à partir du moment où vous en avez connaissance, pour agir.
Et vous devez le faire par lettre. En précisant le motif. Sans ambiguïté. Et garder une preuve d’envoi.
Seulement, ce n’est pas une démission. C’est une rupture pour faute grave. Et ce n’est pas automatique.
Vous devez aller devant le Conseil de Prud’hommes. Pour demander la requalification. S’il accepte, ça devient un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Et vous touchez des indemnités.
Mais si vous perdez, vous êtes dans la mouise. Parce que vous avez quitté sans préavis valable. Et l’employeur peut vous réclamer des dommages.
Donc, avant de foncer, réfléchissez. Rassemblez des preuves. Témoins, mails, enregistrements. Et consultez un avocat. Ou un syndicat.
Parce que si c’est vrai, vous avez raison. Mais si c’est flou, vous risquez gros.
En cas d'inaptitude professionnelle constatée
Un accident. Une maladie. Une blessure au dos. Le médecin du travail vous déclare inapte. Vous ne pouvez plus faire votre job. Et là, vous pouvez quitter le CDD.
Mais attention : ce n’est pas vous qui décidez. C’est le médecin. Et il doit le noter sur un avis officiel.
Cet avis, vous le donnez à l’employeur. Et là, deux possibilités. Soit il vous propose un autre poste. Soit il ne peut rien vous proposer. Dans ce cas, le contrat est rompu.
Et vous percevez une indemnité de fin de contrat. Celle de précarité. Et éventuellement des allocations chômage.
Mais si l’employeur refuse de rompre ? Là encore, vous pouvez saisir les Prud’hommes. Pour forcer la reconnaissance de l’inaptitude.
Mais en général, les entreprises préfèrent éviter les conflits. Surtout si le médecin est clair.
Donc, si vous êtes blessé, ne restez pas seul. Consultez. Obtenez le papier. Et agissez.
Pour force majeure
Événement imprévisible. Insurmontable. Extérieur. Voilà les trois critères de la force majeure.
Exemple : vous avez un CDD à Marseille. Et votre conjoint tombe gravement malade à Lille. Vous devez partir. Impossible de rester. Un juge peut considérer ça comme une force majeure.
Autre exemple : une inondation détruit votre logement. Vous ne pouvez plus vous déplacer. Et ça dure plusieurs semaines.
Mais encore une fois, ce n’est pas automatique. C’est un juge qui décide. Et il faut prouver.
Et si la force majeure est reconnue, vous percevez une indemnité compensatrice. Le montant que vous auriez gagné jusqu’à la fin du CDD.
Mais si elle n’est pas reconnue, vous êtes en tort. Et vous pouvez être condamné.
Donc, avant d’envoyer la lettre, réfléchissez. Est-ce que c’est vraiment hors de votre contrôle ? Est-ce que ça pourrait arriver à n’importe qui ?
Parce que si ce n’est que personnel, ça ne marche pas. La force majeure, c’est quand la situation dépasse tout.
D'un commun accord avec l'employeur
C’est souvent la meilleure solution. Vous discutez. Vous expliquez. Et vous vous mettez d’accord.
Pas besoin de motif légal. Juste une volonté commune. Et un écrit.
On appelle ça une rupture amiable. Elle n’existe pas officiellement en CDD, mais en pratique, c’est courant.
Vous signez une convention de rupture. Elle précise la date de départ, les documents à fournir, et parfois une indemnité.
Mais attention : sans écrit, rien n’est sûr. L’employeur peut changer d’avis. Et vous, vous êtes coincé.
Donc, même si tout va bien, mettez par écrit. Une simple lettre signée par les deux parties suffit.
Et là, pas de préavis à respecter. Vous partez quand vous voulez. Mais vous perdez peut-être la prime de précarité. C’est à négocier.
Mais au moins, vous partez en bons termes. Et vous gardez une bonne référence.
La lettre de démission en CDD : Contenu et modèle
Pourquoi une lettre écrite est indispensable ?
Parce que sans papier, ça n’existe pas. Un message WhatsApp ? Inutile. Un coup de fil ? Pas de preuve.
La lettre, c’est votre bouclier. Elle montre que vous avez agi selon la loi. Quel que soit le motif.
Et elle protège l’employeur aussi. Il sait que vous partez. Il peut organiser la suite.
Donc, même si vous partez en bons termes, écrivez. C’est sérieux. Professionnel. Et en 2026, on ne rigole pas avec les formalités.
Mentions obligatoires de la lettre
Chaque lettre doit contenir certaines infos. Pas par caprice, mais par obligation.
D’abord, vos coordonnées. Nom, prénom, adresse, mail. Pour que l’employeur sache qui écrit.
Ensuite, les siennes. Service RH, nom de l’entreprise, adresse.
Puis le lieu et la date de rédaction. Important pour calculer les délais.
L’objet doit être clair. Par exemple : "Rupture anticipée du CDD pour embauche en CDI".
Après, vous indiquez votre poste, la date d’entrée, et la fin prévue du CDD.
Puis vient la phrase clé : "Je souhaite rompre mon CDD à compter du...". Claire. Sans équivoque.
Vous mentionnez le motif. Et la durée du préavis. Ou la demande de dispense.
Et enfin, la formule de politesse. "Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations respectueuses."
Oui, c’est un peu rigide. Mais c’est comme ça que ça marche.
Modèle de lettre de démission en CDD
[Prénom Nom] [Adresse] [Email] [Service RH] [Nom de l’entreprise] [Adresse] Fait à [Ville], le [Date] Objet : Rupture anticipée du CDD pour embauche en CDI Madame, Monsieur, Je vous informe par la présente de ma décision de rompre mon CDD en tant que [intitulé du poste], au sein de [nom de l’entreprise], à compter du [date de départ]. Ayant signé un contrat à durée indéterminée avec une autre entreprise, je bénéficie du droit de rupture anticipée prévu à l’article L1243-2 du Code du travail. Vous trouverez ci-joint une copie de mon nouveau contrat de travail. Conformément à la loi, je respecterai un préavis de [X] jours ouvrés. Mon dernier jour de travail sera donc le [date]. À l’issue de mon contrat, je vous serais reconnaissant de bien vouloir me remettre les documents suivants : certificat de travail, attestation France Travail, et reçu pour solde de tout compte. Je vous remercie pour les missions que vous m’avez confiées durant mon CDD. Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations respectueuses. [Signature] [Prénom Nom]
Le préavis en cas de démission de CDD
Calcul du préavis
Le préavis, c’est le temps que vous devez travailler après avoir annoncé votre départ.
En cas de rupture pour CDI, c’est un jour ouvré par semaine de CDD. Pas plus de deux semaines.
Par exemple, CDD de 8 semaines ? 8 jours de préavis. Mais plafonné à 10 jours ouvrés (2 semaines).
Et ce calcul, c’est sur la durée totale. Même si vous n’avez fait que la moitié.
Mais si votre CDD n’a pas de date de fin (rare), on compte sur la durée déjà effectuée.
Toutefois, ce n’est pas automatique. Vous pouvez négocier. L’employeur peut accepter un départ plus tôt. Ou même sans préavis.
Mais si vous refusez de travailler, vous risquez une retenue sur salaire. Ou des poursuites.
Donc, mieux vaut discuter. Proposer une transition. Faciliter le départ.
Cas où le préavis n'est pas applicable
Pendant la période d’essai ? Pas de préavis. Ou très court. 24 à 48h.
Embauche en CDI ? Vous êtes soumis au préavis. Mais si vous êtes inapte, ou enceinte, ou après un congé création d’entreprise, c’est différent.
Dans ces cas, vous pouvez partir sans préavis. Mais vous devez le justifier.
Congé parental ? Oui. Maladie grave ? Oui. Mais il faut un certificat médical.
Et si vous êtes en arrêt maladie pendant le préavis ? Celui-ci est suspendu. Vous le reprenez après.
Mais attention : si l’arrêt est pour maladie classique, c’est différent. Le préavis continue.
Négocier le préavis
Vous avez le droit de négocier. L’employeur peut vous dispenser. Ou réduire.
Mais ce n’est pas une obligation. Il peut refuser. Surtout si vous êtes difficile à remplacer.
Mais si vous proposez de former votre remplaçant, ou de bien passer les dossiers, il sera plus enclin à dire oui.
Et si vous obtenez une dispense, demandez un écrit. Un simple mail de confirmation suffit.
Parce que sinon, il peut se raviser. Et vous, vous serez en tort.
Comment remettre sa lettre de démission en CDD ?
Envoi par lettre recommandée avec accusé de réception
C’est la méthode la plus sûre. Vous avez la preuve que vous avez envoyé. Et que l’employeur a reçu.
En 2026, les entreprises ont souvent un service juridique. Et elles vérifient.
Donc, si vous envoyez en recommandé, vous êtes tranquille.
Conservez l’accusé. Longtemps. Au moins deux ans. En cas de litige.
Et envoyez-le en début de semaine. Pour éviter les retards.
Remise en main propre contre décharge
Vous pouvez aussi remettre la lettre en main propre. Mais il faut une preuve.
Demandez à l’employeur de signer un double. Avec la date.
Sinon, ce n’est pas une remise valable. Il pourrait dire qu’il ne l’a jamais reçue.
Et si vous travaillez à distance ? Envoyez par mail avec accusé de lecture. Et en recommandé physique.
Double sécurité.
Quand envoyer/remettre la lettre ?
Le plus tôt possible. Surtout si vous avez un CDI. L’autre entreprise attend.
Mais respectez le délai. Si vous êtes en période d’essai, envoyez dès que décidé.
Pour un CDI, envoyez dès que vous avez le contrat. Pas besoin d’attendre.
Et si vous invoquez une faute grave ? Dans le mois. Pas plus.
Les documents à obtenir à la fin du CDD
Certificat de travail. Attestation France Travail. Reçu pour solde de tout compte.
Trois papiers obligatoires. L’employeur doit les donner dans les jours qui suivent.
Le certificat, c’est pour les futurs employeurs. Il prouve que vous avez travaillé là.
L’attestation, c’est pour Pôle Emploi. Pour demander les allocations.
Le reçu pour solde, c’est la preuve que tout est réglé. Salaire, congés payés, prime de précarité.
Et justement, la prime. Elle est due dans la majorité des cas. 10 % du salaire brut. Sauf si vous êtes embauché en CDI dans la même boîte.
Mais si vous partez pour CDI ailleurs, vous la touchez.
Donc, vérifiez. Et si elle n’est pas sur le reçu, réagissez.
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Questions Fréquentes (FAQ)
Comment écrire une lettre de démission en CDD ?
Vous devez inclure vos coordonnées, celles de l’employeur, la date, l’objet, le motif, et votre volonté claire de rompre. Joignez une preuve si nécessaire.
Quel est le délai pour signaler une faute grave ?
Vous avez un mois à partir du moment où vous avez connaissance de la faute. Passé ce délai, vous ne pouvez plus invoquer ce motif.
Puis-je démissionner d'un CDD sans préavis ?
Oui, pendant la période d’essai. Ou si vous êtes inapte. Ou si vous avez un accord écrit. Sinon, non.
Quelle est la durée du préavis pour quitter un CDD ?
Un jour ouvré par semaine de contrat. Maximum deux semaines.
Que se passe-t-il si je démissionne d'un CDD sans motif valable ?
Vous risquez des dommages et intérêts. L’entreprise peut vous poursuivre.
Puis-je négocier mon départ d'un CDD ?
Oui. Même sans motif légal, vous pouvez discuter. L’important, c’est d’avoir un accord écrit.
Dois-je justifier ma démission en CDD ?
Oui, si vous voulez partir légalement. Sauf pendant la période d’essai.