Salaire Moyen Canada : Guide Complet des Rémunérations en 2026
Vous envisagez de poser vos valises là-bas ? Vous négociez une offre d’embauche ? Ou vous comparez simplement les opportunités entre ici et là-bas ?
Comprendre le vrai niveau de rémunération, au-delà du chiffre ronflant, c’est vital. Et ça tombe bien, car on va décortiquer tout ça ensemble.
Le Salaire Moyen au Canada en 2026 : Une Vue d'Ensemble Complète
Alors, combien gagne-t-on vraiment au Canada en 2026 ?
La réponse officielle, relayée par Statistique Canada, pointe vers une moyenne d’environ 65 300 à 65 900 dollars canadiens (CAD) par an pour un emploi à temps plein.
Traduction : un peu moins de 5 450 CAD par mois en brut.
Mais attention, ce chiffre global est comme une moyenne de température : utile, mais pas très précise.
Il mélange le salaire d’un développeur web à Montréal et celui d’une caissière à Halifax.
Et ça, ça fausse tout.
💡 Point clé à retenir
Le salaire moyen national masque d'énormes variations selon le secteur, la province, l'expérience et les compétences. Il ne reflète pas la réalité individuelle du marché du travail canadien.
Comprendre le Salaire Moyen : Définition et Chiffres Clés
Le salaire moyen, c’est une moyenne arithmétique.
Tous les salaires bruts, additionnés, divisés par le nombre de travailleurs.
Simple, mais trompeur.
Il ne tient pas compte des inégalités, des écarts entre genres, ni des niveaux d’expérience.
Et surtout, il ignore le coût de la vie, qui peut doubler selon la ville.
Ce montant, à répétition, est brut.
Les impôts au Canada varient énormément selon la province, entre 15 % et 33 % pour les revenus médians.
Sans compter les cotisations à la Sécurité de la vieillesse (OAS) et l’assurance emploi (EI).
Du coup, le salaire net perçu est bien inférieur.
Et ce net, c’est ce qui paie le loyer, les courses, les transports.
Un autre piège : ce salaire moyen inclut aussi les emplois à temps partiel et les travailleurs indépendants.
Or, leur revenu est souvent plus bas, ce qui tire la moyenne vers le bas.
Les véritables salaires à temps plein, dans les secteurs porteurs, sont souvent plus élevés.
Mais encore une fois, tout dépend du contexte.
Les Facteurs Cruciaux qui Influencent le Salaire au Canada
C’est là que ça devient intéressant.
Le salaire moyen national, c’est la carte.
Les facteurs ci-dessous, c’est le terrain.
1. Le Secteur d'Activité : Là où se trouvent les meilleures opportunités
Certaines industries paient nettement mieux.
Pas de surprise, les domaines techniques et stratégiques dominent.
| Secteur | Salaire annuel moyen | Villes clés |
|---|---|---|
| Technologies de l'information | 85 000 - 110 000 CAD | Toronto, Montréal, Vancouver |
| Financier et assurance | 75 000 - 100 000 CAD | Toronto (Bay Street) |
| Ingénierie | 70 000 - 105 000 CAD | Calgary, Edmonton, Montréal |
| Santé | 60 000 - 90 000 CAD | Toutes provinces |
Dans les technologies de l’information, les développeurs full-stack, les spécialistes cybersécurité ou les data engineers peuvent espérer entre 85 000 et 110 000 CAD annuellement.
À Toronto, Montréal ou Vancouver, la demande est telle que les entreprises se battent pour les talents.
Et ça se négocie.
Le financier et l’assurance suivent de près.
Les analystes, les gestionnaires de portefeuille, les actuaires tournent autour de 75 000 à 100 000 CAD, surtout à Bay Street, le quartier financier de Toronto.
Mais attention, la pression est forte, et les horaires longs.
L’ingénierie reste un pilier.
Qu’on parle de génie civil, mécanique ou logiciel, les salaires oscillent entre 70 000 et 105 000 CAD, selon la spécialité et la localisation.
Et en 2026, les compétences en durabilité et en transition énergétique sont de plus en plus valorisées.
La santé est un secteur stable.
Les infirmiers spécialisés, les médecins, les pharmaciens sont bien rémunérés, entre 60 000 et 90 000 CAD.
Mais le système public impose des plafonds, et l’avancement peut être lent.
Toutefois, le besoin est criant dans plusieurs régions, ce qui ouvre des portes.
Les ressources naturelles, surtout en Alberta, offrent des salaires très compétitifs.
Les ingénieurs pétroliers, les techniciens en forage, les géologues peuvent dépasser les 70 000 CAD, avec des primes liées à la performance.
Mais le secteur reste volatile, soumis aux fluctuations du marché mondial.
Enfin, les services publics, comme l’électricité, le gaz ou l’eau, bénéficient d’un salaire horaire moyen très élevé : 56,06 CAD/heure.
C’est souvent sous-estimé, mais ces métiers techniques et réglementés sont très bien protégés.
À l’opposé, le commerce de détail, la restauration ou l’hôtellerie restent proches du salaire minimum.
On parle de 35 000 à 45 000 CAD par an, parfois moins pour les postes saisonniers.
C’est un bon point d’entrée pour les nouveaux arrivants, mais sans grande marge de progression.
2. La Province et la Localisation : Des réalités régionales distinctes
Le Canada, c’est neuf fuseaux horaires, dix provinces, trois territoires.
Les économies locales ne se ressemblent pas.
👑 Provinces les mieux payées
- Alberta : 72 000 CAD
- Ontario : 67 500 CAD
- Colombie-Britannique : 65 000-70 000 CAD
🌱 Provinces en développement
- Québec : 60 000 CAD
- Manitoba : 58 000 CAD
- Provinces de l'Atlantique : 40 000-50 000 CAD
En 2026, l’Alberta reste en tête avec un salaire moyen autour de 72 000 CAD.
L’industrie pétrolière et gazière, même si elle se diversifie, pèse encore lourd.
Les villes comme Calgary et Edmonton attirent les profils techniques avec des packages attractifs.
L’Ontario, avec sa capitale économique Toronto, affiche une moyenne de 67 500 CAD.
Diversifié, dynamique, mais le coût de la vie est parmi les plus élevés du pays.
La demande en IT, finance et santé y est constante.
La Colombie-Britannique, malgré son coût de la vie élevé, propose des salaires autour de 65 000 à 70 000 CAD.
Vancouver est un pôle technologique fort, mais le logement est une épine dans le pied.
Le Québec, avec une moyenne de 60 000 CAD, se distingue par son bilinguisme et sa culture unique.
Montréal brille en tech, en aérospatiale et en intelligence artificielle.
Et le coût de la vie, surtout en logement, est plus abordable qu’ailleurs.
Les provinces de l’Atlantique – Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard – ont des salaires plus bas, entre 40 000 et 50 000 CAD.
Mais elles lancent des programmes d’immigration ciblés pour attirer des travailleurs.
Et la qualité de vie, le rythme, la proximité de la nature, compensent souvent.
Le Manitoba et la Saskatchewan se situent autour de 58 000 CAD.
Des économies stables, axées sur l’agriculture, l’énergie et les services.
Des villes comme Winnipeg ou Regina offrent un bon équilibre coût de vie / salaire.
3. Le Niveau de Qualification et d'Expérience
Plus les diplômes sont élevés, plus le salaire grimpe.
Un baccalauréat (Bachelor’s degree) est souvent le minimum pour accéder aux postes bien rémunérés.
Un master ou un doctorat peut doubler le salaire de départ dans des domaines comme la recherche, la finance ou l’ingénierie.
Mais l’expérience compte énormément.
Un jeune diplômé, même dans un bon secteur, peut démarrer à 45 000 à 55 000 CAD.
Ce n’est pas un manque de reconnaissance, c’est le marché.
Les entreprises investissent dans la formation, mais veulent voir des résultats.
Après 3 à 5 ans, la progression est souvent rapide.
L’ancienneté, les certifications (PMP, CPA, CFA, etc.), les réalisations concrètes, tout ça pèse dans la balance lors des augmentations ou des changements de poste.
⚠️ Points d'attention
- Les titres peuvent varier selon les entreprises
- Certaines organisations utilisent des hiérarchies différentes
- Toujours vérifier la description de poste spécifique
4. Maîtrise des Langues
Le bilinguisme, c’est un vrai levier.
En Québec, parler français couramment est essentiel.
Mais maîtriser l’anglais en plus, c’est un atout énorme.
Ça ouvre les portes des entreprises multinationales, des postes à responsabilité.
Dans le reste du Canada, l’anglais est la langue de travail.
Mais un bon niveau de français peut faire la différence dans les services, l’administration, ou le tourisme.
Et dans certaines fonctions publiques fédérales, le bilinguisme est même exigé.
5. Taille de l'Entreprise
Les grandes entreprises, surtout les multinationales, ont des grilles salariales bien établies.
Elles paient mieux, offrent des régimes d’assurance santé complets, des REER (équivalent du PER en France), des primes annuelles.
Mais la bureaucratie peut ralentir l’évolution.
Les PME et startups, elles, offrent parfois moins au départ.
Mais elles proposent plus de flexibilité, de responsabilités, et parfois des stock-options.
Et l’évolution est plus rapide pour ceux qui prouvent leur valeur.
Le Salaire Minimum Canadien : Une Base Essentielle
Le salaire minimum est un droit.
En 2026, le taux fédéral est de 17,75 CAD/h.
Mais chaque province peut fixer un taux plus élevé.
Par exemple, la Colombie-Britannique est à 17,85 CAD/h.
L’Ontario, à 17,60 CAD/h.
Et le Québec, à 15,75 CAD/h.
Les employeurs doivent appliquer le taux le plus élevé de la province où le travail est effectué.
C’est une règle de base du droit du travail canadien.
Pour les métiers avec pourboires – serveurs, baristas – certains territoires autorisent un taux réduit, autour de 12,90 CAD/h.
Mais le salaire total, pourboires inclus, doit respecter le minimum légal.
Sinon, l’employeur doit compléter.
Et oui, ce salaire minimum s’applique aussi aux travailleurs étrangers temporaires.
Pas d’exception.
Le Coût de la Vie et le Pouvoir d'Achat : L'Autre Face de la Médaille
Un salaire de 70 000 CAD à Calgary, c’est différent de 70 000 à Vancouver.
Pourquoi ? À cause du coût de la vie.
Le logement est la dépense la plus lourde.
À Toronto, un 1 chambre en centre-ville coûte 2 200 CAD/mois en moyenne.
À Montréal, c’est plutôt 1 500 CAD.
À Halifax, on descend à 1 300 CAD.
Et en colocation, les prix baissent, mais la convivialité aussi.
L’alimentation tourne autour de 300 à 400 CAD par personne et par mois.
Les produits locaux, de saison, sont abordables.
Mais les importations, ou les produits bio, grimpent vite.
Les transports :
Un abonnement mensuel aux transports en commun coûte environ 100 CAD.
Posséder une voiture, c’est entre 700 et 1 000 CAD/mois, essence, assurance, entretien, stationnement compris.
Et dans certaines villes, la voiture est indispensable.
L’inflation a ralenti en 2026, mais elle a laissé des traces.
Une hausse de 4 % sur deux ans ne compense pas toujours l’augmentation du loyer ou des courses.
Du coup, le pouvoir d’achat stagne, voire recule, pour certains profils.
Et ça, c’est crucial à comprendre :
Un bon salaire, c’est bien.
Mais un bon salaire après dépenses, c’est ce qui fait la différence.
Nouveaux Arrivants et Salaires : Un Parcours d'Intégration
Les nouveaux arrivants, même qualifiés, rencontrent souvent un plafond de verre temporaire.
Un ingénieur français peut commencer à 48 000 CAD dans un poste technique.
Pourquoi ? Manque d’expérience locale, reconnaissance des diplômes, réseau professionnel inexistant.
Mais ce n’est pas une fatalité.
Après 2 à 3 ans, avec une expérience canadienne validée, la rémunération augmente rapidement.
Et les programmes comme Entrée Express ou les permis de travail fermés facilitent l’accès aux secteurs en tension.
Le réseau, la persévérance, et la formation continue sont des atouts.
🔮 Quiz : Quel est votre profil salarial canadien ?
Répondez à ces 3 questions pour découvrir votre potentiel de rémunération !
1. Dans quel domaine travaillez-vous ?
Comment Deel Simplifie la Gestion des Salaires et du Recrutement au Canada
Vous êtes une entreprise ?
Vous voulez embaucher au Canada ?
Les règles changent d’une province à l’autre.
Les grilles salariales, les congés, les assurances, les déclarations fiscales…
C’est un labyrinthe administratif.
C’est là que Deel entre en jeu.
Cette plateforme digitale centralise la gestion des salaires, des contrats, des paiements, pour des employés au Canada et dans le monde entier.
Elle garantit la conformité avec les lois locales.
Pas de risque de non-respect du salaire minimum, ni des heures supplémentaires.
Les contrats sont générés automatiquement, selon la province.
Elle simplifie la paie.
Calcul des impôts, des cotisations, des avantages.
Tout est automatisé.
Ça vous fait gagner un temps fou.
Et elle permet d’embaucher rapidement, même sans entité légale sur place.
Ça, c’est un vrai plus pour les startups ou les entreprises qui testent un nouveau marché.
Ça va vous permettre de vous concentrer sur le cœur de votre activité : trouver les bons talents.
Et Maintenant ?
Vous avez toutes les cartes en main.
Le salaire moyen au Canada, ce n’est pas un chiffre unique.
C’est une mosaïque de réalités.
Selon votre métier, votre niveau, votre langue, votre province.
Et selon votre style de vie aussi.
Parce que vivre bien, ce n’est pas seulement gagner beaucoup.
C’est aussi avoir du temps, de l’espace, de la tranquillité.
Si vous hésitez encore, jetez un œil à notre comparatif des métiers qui recrutent.
Ça pourrait vous donner une idée claire des opportunités concrètes en 2026.
Et n’oubliez pas : le Canada, c’est une aventure.
Pas seulement un salaire.
Mais un bon salaire, ça aide.
Questions fréquentes (FAQ) sur les salaires au Canada
Quelle est la différence entre salaire brut et net au Canada ?
Le salaire brut est le montant total avant déduction d'impôts et cotisations.
Le salaire net est ce que vous recevez effectivement sur votre compte bancaire.
La différence peut représenter entre 25% et 40% selon la province et le niveau de revenu.
Est-ce que le salaire minimum est le même partout au Canada ?
Non, chaque province fixe son propre taux minimum.
Le taux fédéral sert de plancher, mais certaines provinces l'ont dépassé.
Par exemple, la Colombie-Britannique est à 17,85 CAD/h tandis que le Québec est à 15,75 CAD/h.
Comment les nouveaux diplômes étrangers sont-ils reconnus ?
La reconnaissance dépend du domaine professionnel.
Pour les métiers réglementés (médecins, ingénieurs, avocats), une évaluation formelle est requise.
Pour d'autres secteurs, l'expérience comptera davantage que la reconnaissance formelle du diplôme.
Quels sont les avantages sociaux obligatoires ?
Les employeurs doivent contribuer à l'assurance emploi (EI) et au Régime de pensions du Canada (RPC).
Ils doivent également offrir des congés payés, des congés de maladie et des congés familiaux.
Les régimes d'assurance santé complémentaire sont fréquents mais pas obligatoires dans tous les secteurs.