Orthodontiste Salaire 2025 : Combien gagne un spécialiste du sourire ?

Le métier d'orthodontiste, en 2025, reste un pilier essentiel dans le monde de la santé bucco-dentaire, avec une demande croissante et des rémunérations particulièrement attractives. Que vous envisagiez de vous lancer dans cette voie ou que vous cherchiez à comprendre combien gagne un spécialiste du sourire, cet article vous donne toutes les clés. On décortique ensemble les chiffres réels, les facteurs qui font grimper les revenus, et ce que réserve l'avenir à ce métier en pleine expansion.
Orthodontiste : un métier de précision et de transformation
Avant de parler argent, il est crucial de comprendre ce que signifie être orthodontiste aujourd'hui.

Missions au quotidien : bien plus que des bagues
L'orthodontiste est un chirurgien-dentiste spécialisé dans le diagnostic, la prévention et la correction des anomalies d'alignement des dents et des mâchoires. Son objectif ? Restaurer une fonction masticatoire optimale et un sourire harmonieux.
Il commence par un bilan complet : observation clinique, empreintes dentaires, clichés radiographiques comme la télécrâne. Grâce à ces données, il établit un plan de traitement sur mesure.
Ensuite, vient la phase d'action : pose d'appareils fixes (multi-attaches), amovibles (gouttières, aligneurs) ou fonctionnels. Le suivi est régulier, souvent mensuel, pour ajuster la pression, vérifier l'évolution et corriger le cap si besoin.
La phase de contention, post-traitement, est aussi cruciale. Elle permet de stabiliser les résultats et d'éviter les récidives.
Compétences clés : rigueur, pédagogie, et patience
Ce métier exige un mélange rare de qualités.
👁️ Rigueur
Indispensable quand il manie ses outils et réalise les soins. Un micromètre de trop ou de trop peu peut compromettre un traitement de deux ans.
👂 Écoute et pédagogie
Expliquer un traitement à un adolescent anxieux ou rassurer un adulte qui redoute l'appareil, ça fait partie du job.
⏳ Patience
Les traitements s'étalent sur 12 à 36 mois en moyenne. Le praticien doit accompagner, motiver, et parfois reprendre le plan quand l'os ne suit pas.
Orthodontiste vs dentiste : la spécialisation fait la différence
Tous les orthodontistes sont d'abord des dentistes, mais tous les dentistes ne deviennent pas orthodontistes.
Le dentiste généraliste gère les caries, les détartrages, les prothèses. L'orthodontiste, lui, se concentre exclusivement sur le positionnement des dents et des mâchoires.
Pour y parvenir, il suit une spécialisation de trois ans après le diplôme de chirurgien-dentiste : l'internat en orthopédie dento-faciale. C'est ce parcours exigeant qui lui donne les compétences pour diagnostiquer des malocclusions et anomalies dentaires complexes.
Salaire moyen d'un orthodontiste en France en 2025 : les chiffres récents
Le salaire est souvent le premier sujet abordé — et pour cause.
Chiffre global : entre attractivité et exigence
En chiffres
En 2025, un orthodontiste gagne en moyenne 120 000 euros bruts par an, soit environ 10 000 euros bruts par mois.
Après déduction des charges (cotisations sociales, impôts, frais professionnels), le revenu net se situe entre 6 000 et 9 000 euros par mois, selon le statut et la gestion du cabinet.
En début de carrière : un démarrage solide
Pour un orthodontiste débutant, sorti d'internat en 2025, le salaire net mensuel se situe généralement entre 3 800 et 4 500 euros.
C'est déjà confortable, surtout si l'on compare à d'autres professions libérales. Et ça progresse vite.
D'ailleurs, pendant l'internat, les revenus sont modestes mais réels : environ 1 392 € bruts/mois la première année, 1 541 € la deuxième, et 2 137 € la troisième. Un salaire qui permet de vivre, mais qui montre que la rentabilité arrive après.
Les leviers qui font grimper le salaire : statut, région, expérience
Plusieurs facteurs influencent fortement les revenus. Voici les principaux.
Le mode d'exercice : libéral, salarié, ou hospitalier ?
Le statut professionnel est le levier n°1 de la rémunération.
Le libéral : la voie la plus lucrative
L'orthodontiste libéral, majoritaire, déclare un chiffre d'affaires moyen de 22 000 euros bruts par mois. Après prélèvement des charges (40 à 50 %), le salaire net tourne autour de 9 100 euros par mois.
Les meilleurs performers, dans des zones stratégiques ou avec des traitements premium (aligneurs invisibles, thérapie linguale), peuvent dépasser les 15 000 euros nets mensuels.
Les inconvénients ? La gestion administrative, le stress financier, et le temps passé à gérer le cabinet plutôt qu'à soigner.
Le salarié en clinique privée : stabilité contre potentiel limité
En clinique dentaire ou centre de soins, le salaire net mensuel varie entre 5 000 et 8 000 euros.
Moins élevé qu'en libéral, mais avec une sécurité d'emploi, des horaires plus réguliers, et zéro stress de gestion. Idéal pour ceux qui veulent se concentrer sur les soins.
Le secteur public hospitalier : rare et peu rémunérateur
Les postes d'orthodontistes en hôpital public sont très rares. La rémunération suit une grille indiciaire : entre 2 000 et 3 100 euros bruts par mois.
C'est le choix de ceux qui privilégient la sécurité, la fonction publique, ou la recherche à la rentabilité.
L'expérience : une progression fulgurante
L'expérience fait exploser les revenus.
Un praticien avec 5 à 7 ans d'exercice peut facilement doubler, voire tripler son revenu initial.
Pourquoi ? Parce qu'il a acquis :
- une expertise reconnue,
- une patientèle fidèle,
- la capacité de proposer des traitements plus complexes (chirurgie orthognathique, aligneurs numériques).
La confiance, en orthodontie, se gagne sur le long terme. Et elle se paye bien.
La localisation géographique : des écarts importants
La région d'exercice joue un rôle majeur.
Région | Salaire brut moyen (libéral) | Observations |
---|---|---|
Bourgogne-Franche-Comté | Jusqu'à 16 000 € | Besançon en tête |
Provence-Alpes-Côte d'Azur | 12 100 à 16 000 € | Fort potentiel sur la Côte |
Île-de-France | 12 000 € | Concurrence forte, mais demande élevée |
Pays de la Loire | 11 850 € | Bon équilibre vie pro / revenus |
Auvergne-Rhône-Alpes | 10 800 € | Plus modéré dans les grandes villes |
Les zones rurales ou semi-urbaines offrent souvent moins de concurrence et plus d'opportunités d'installation.

Formation : un parcours long, mais gratifiant
Devenir orthodontiste, c'est un marathon, pas un sprint.
Les étapes clés du cursus
Il faut compter 9 à 10 ans d'études après le bac :
- Bac scientifique (recommandé) ;
- PASS ou L.AS (Parcours d'Accès Spécifique Santé) ;
- Cursus odontologie (6 ans) pour le diplôme de chirurgien-dentiste (bac+6) ;
- Internat en orthopédie dento-faciale (3 ans) pour le DESODF (bac+9).
Le concours d'entrée en internat est très sélectif. Seuls les meilleurs accèdent à cette spécialisation.
Contenu de la formation
La formation couvre :
- l'anatomie, l'embryologie, la physiologie ;
- le diagnostic clinique et radiologique ;
- les traitements multi-attaches, linguale, par aligneurs ;
- l'orthodontie numérique et les vis d'ancrage ;
- les traitements chirurgico-orthodontiques.
C'est une formation très technique, mais aussi très humaine.
Environnement de travail et évolution de carrière
Le quotidien d'un orthodontiste est intense, mais riche.
Une journée type
L'orthodontiste travaille souvent en décalé : mercredis, soirées, week-ends. Pourquoi ? Parce que sa patientèle est majoritairement scolarisée.
Il reçoit des enfants, des adolescents, mais aussi de plus en plus d'adultes, attirés par les appareils invisibles.
Il collabore avec des prothésistes (pour la fabrication des appareils), des dentistes généralistes (pour les soins complémentaires), et des assistants dentaires.
Perspectives d'évolution
Après quelques années, plusieurs portes s'ouvrent :
- S'installer en libéral : ouvrir son cabinet, reprendre un centre, s'associer.
- Enseigner : en faculté, en école privée, ou en formation continue.
- Se spécialiser davantage : en orthodontie linguale, chirurgicale, ou en recherche clinique.
Demande croissante et avenir du salaire en 2025
Le marché évolue, et les salaires aussi.
Une demande en hausse constante
La demande pour les soins orthodontiques ne cesse de grimper.
Les raisons ?
- La prise de conscience de l'esthétique du sourire ;
- L'essor des aligneurs invisibles ;
- L'augmentation des traitements chez les adultes (35 % des patients en 2025).
Selon l'UNAPL, la rémunération des orthodontistes a augmenté de 12 % ces 5 dernières années. Une tendance qui devrait se poursuivre.
Impact des avancées technologiques
Les nouveautés comme l'imagerie 3D, la conception numérique (CAD/CAM), ou les nouveaux matériaux (céramique, résine bio-compatible) permettent des traitements plus rapides, plus précis, et plus discrets.
Ces innovations justifient des honoraires plus élevés, et donc des revenus plus importants.
En résumé
Le métier d'orthodontiste en 2025 représente une carrière médicale prestigieuse avec une rémunération attractive. Avec un parcours exigeant mais gratifiant, une demande croissante et des perspectives d'évolution variées, c'est un métier qui sourit à ceux prêts à s'investir à long terme. Que vous envisagiez la liberté du libéral, la stabilité du salarié ou l'engagement public, les opportunités sont nombreuses.
Quel profil d'orthodontiste êtes-vous ?
Vous préférez :
Questions fréquentes
Quand il manie ses outils et réalise les soins, quelle est l'importance de la précision ?
La précision est cruciale. Un mauvais positionnement d'une baguette peut entraîner des douleurs, des déplacements osseux inattendus, ou un échec du traitement. C'est pourquoi la formation insiste sur la rigueur et la dextérité.
Le salaire d'un orthodontiste a-t-il évolué ces dernières années ?
Oui. Grâce à la demande croissante, à la technologie, et à la pénurie dans certaines régions, la rémunération a augmenté de 12 % depuis 2020. En 2025, les tendances restent haussières.
Un orthodontiste gagne-t-il mieux que le dentiste ?
Oui, nettement. Le revenu moyen d'un orthodontiste est 30 % supérieur à celui d'un dentiste généraliste, en raison de la spécialisation, de la complexité des soins, et de la durée des traitements.